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FAQ — Thérapie de l’ado
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Dès qu’un malaise ou une difficulté se manifeste chez l’adolescent, une consultation peut être envisagée.
Il n'est jamais trop tôt pour consulter : intervenir précocement permet de prévenir l'aggravation des symptômes et d'éviter leur installation durable.
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La première séance prend la forme d'une consultation parentale, réunissant les deux parents sans l’adolescent.
Elle offre un espace sécurisant où chacun peut s’exprimer librement. Elle permet d’explorer la situation, de comprendre les difficultés perçues et d’en saisir les enjeux.
À l’issue de cet échange, le psychologue propose l’orientation la plus adaptée.
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La thérapie analytique est proposée au sein d’un cadre thérapeutique soigneusement structuré, ancré dans les principes fondamentaux de la psychanalyse. Il s’agit d’une analyse et d’une réflexion sur soi par la parole.
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La thérapie analytique offre un espace confidentiel et structuré, où la parole peut se déployer librement. C’est souvent l’un des rares lieux où il est possible, pour l’adolescent, d’exprimer pensées et émotions sans crainte de jugement. C’est un espace de liberté de pensée et de parole.
Être libre de penser et de dire permet une analyse en profondeur de soi-même. Au fil des échanges, le psychologue et le patient collaborent pour mettre en mots des expériences qui pouvaient jusque-là sembler confuses, envahissantes ou difficiles à formuler. L'espace thérapeutique est un espace de réflexion sur soi.
Une fois capable de penser et de comprendre ce qui se passe en lui, l'adolescent peut mieux échanger avec son entourage. La thérapie enrichit les relations familiales et sociales en permettant à l'adolescent d'exprimer plus clairement ses ressentis et ses besoins.
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La thérapie analytique offre à l’adolescent un espace d’évolution où il apprend à dépasser ses difficultés et à atténuer les symptômes qui en découlent. Il y pense et panse ses blessures, afin de retrouver un rapport plus apaisé à lui-même, aux autres et au monde.
Au-delà de la réduction des symptômes, la thérapie répond aux souffrances de l'adolescent durant cette période de grande vulnérabilité, constitutive de sa personnalité. Elle vise à éviter que ses difficultés ne s'enracinent durablement.
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Chaque thérapie est unique : elle dépend de la singularité de l’adolescent, de ses difficultés et de son rythme d’évolution.
Néanmoins, plus la consultation est précoce, plus le suivi est généralement court. La durée dépend du degré d’intensité et d’ancienneté des difficultés, qui tendent à se renforcer avec le temps. Les adolescents présentent parfois des problématiques installées depuis l’enfance et nécessitant un accompagnement plus long.
Finalement, est-il si étonnant qu’un adolescent consacre quelques minutes par semaine à mieux se comprendre lui-même ?
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Le psychologue rend compte aux parents de l’évolution de leur enfant, mais ne peut pas révéler les propos tenus en séance.
La parole de l’adolescent ne peut se libérer que s’il est assuré que ses confidences ne seront pas répétées. Cette confidentialité est essentielle pour lui permettre de penser et d’élaborer librement.
En revanche, le psychologue a l’obligation d’informer les parents si la sécurité psychique ou physique de l’adolescent est en jeu.
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Donner à l’adolescent la responsabilité de décider seul d’un suivi revient à le considérer plus mature qu’il ne l’est. On ne lui confierait pas une telle décision pour une consultation chez un médecin.
S’il est essentiel d’écouter l’enfant et d’accueillir ses craintes, il s’agit plutôt d’interroger ce qui sous-tend cette résistance. Celle-ci peut révéler des enjeux inconscients. Parfois, il suffit simplement de laisser le temps à la relation thérapeutique de se construire.
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Préserver l'autonomie de l'adolescent
Les adolescents acceptent difficilement de partager le même espace thérapeutique avec leurs parents. Les rencontres entre adultes autour de leur situation peuvent être vécues comme intrusives et susciter une forme d’agressivité latente, générant ainsi une résistance à la prise en charge.
La question des séances parentales doit donc être explorée avec l’adolescent, et ses résistances prises en compte. Ces consultations parentales sont généralement plus espacées que dans le cadre d’une thérapie d’enfant, afin de respecter le besoin d’autonomie propre à cet âge.
Dépasser la culpabilité parentale
La thérapie de leur enfant n’est pas toujours simple à vivre pour les parents. Le fait qu’un adolescent consulte peut faire émerger un sentiment de culpabilité, susceptible de freiner le travail thérapeutique — chez les parents comme chez l’adolescent, qui perçoit leurs résistances.
Il est important que les parents se sentent libres, avec le psychologue, de mettre en mots leurs réticences afin de dépasser cette résistance et permettre un travail thérapeutique pleinement efficace.
Soutenir la thérapie
Le désir de l’adolescent s’appuie sur celui de ses parents : si l’un d’eux éprouve des résistances, l’adolescent peut se sentir pris dans un conflit de loyauté et craindre de les “fâcher”, qu’il s’engage ou non dans sa thérapie. Percevoir inconsciemment ces résistances rend alors la démarche moins efficace.
À l’inverse, la confiance des parents envers le psychologue offre à l’adolescent un cadre suffisamment sécurisant pour investir pleinement son travail thérapeutique.
L’investissement parental constitue ainsi une composante essentielle de l’efficacité de la thérapie.